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	<title>Le Soleil</title>
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		<title>Le Soleil</title>
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		<title>S&#233;rie Peuls : Le Jihad des &#233;leveurs n'aura pas lieu</title>
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&lt;p&gt;La r&#233;daction de Mondafrique - 10 ao&#251;t 2021. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, nombreux sont les jeunes Peuls &#224; avoir rejoint des groupes arm&#233;s, qu'ils soient jihadistes ou pas. L'ensemble de la communaut&#233; est aujourd'hui victime d'un grave amalgame qui, &#224; tort, fait de chaque Peul un possible complice des mouvements consid&#233;r&#233;s comme terroristes. &lt;br class='autobr' /&gt;
comptent une population totale de plus de 40 millions de personnes dans une quinzaine de pays. On les retrouve notamment en Guin&#233;e (4,9 millions), (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;daction de Mondafrique - 10 ao&#251;t 2021.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, nombreux sont les jeunes Peuls &#224; avoir rejoint des groupes arm&#233;s, qu'ils soient jihadistes ou pas. L'ensemble de la communaut&#233; est aujourd'hui victime d'un grave amalgame qui, &#224; tort, fait de chaque Peul un possible complice des mouvements consid&#233;r&#233;s comme terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comptent une population totale de plus de 40 millions de personnes dans une quinzaine de pays. On les retrouve notamment en Guin&#233;e (4,9 millions), au Nigeria (16 millions), au Mali (2,7 millions), au Cameroun (2,9 millions), au S&#233;n&#233;gal (3,6 millions)&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici le premier article, sign&#233; David Poteaux d'un dossier consacr&#233; &#224; la question peule en Afrique &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis quelques ann&#233;es, ce peuple majoritairement musulman qui vit dans une bonne quinzaine de pays d'Afrique, est au centre de toutes les interrogations, voire de tous les fantasmes aussi. Dans la rue, dans les grin ou les maquis, mais aussi dans certains cabinets minist&#233;riels et &#233;tats-majors ouest-africains, les Peuls sont catalogu&#233;s comme &#171; jihadistes &#187; &#8211; et donc des ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37 personnes tu&#233;es &#224; Koulogon, un village peul situ&#233; dans le cercle de Bankass (r&#233;gion de Mopti).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les r&#233;seaux sociaux, les messages de haine et les amalgames se multiplient &#224; leur encontre. Et sur le terrain, loin des capitales, dans les zones abandonn&#233;es depuis longtemps par les pouvoirs publics et aujourd'hui en partie contr&#244;l&#233;es par les groupes jihadistes, on les massacre. On ne compte plus les villages martyrs : Koulogon en janvier 2019 au Mali (au moins 39 morts), Yirgou &#224; la m&#234;me &#233;poque au Burkina (au moins 210 morts), Kain et Banh en f&#233;vrier 2019 au Burkina (au moins 146 morts), Ogossagou en mars 2019 au Mali (au moins 157 morts), Sobane -Dah en juin 2019 au Mali (au moins 101 morts), les villages des environs d'Ayorou en mars 2020 au Niger (au moins 102 morts), Djibo en avril 2020 au Burkina (au moins 31 morts)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces localit&#233;s, ce sont des civils qui ont &#233;t&#233; attaqu&#233;s &#8211; par des milices d'auto-d&#233;fense ou par les forces arm&#233;es r&#233;guli&#232;res &#8211; et qui ont &#233;t&#233; massacr&#233;s, y compris les vieillards et les enfants, au pr&#233;texte qu'ils &#233;taient forc&#233;ment complices des jihadistes, puisque Peuls. Ces derniers ne sont pas les seuls &#224; &#234;tre ex&#233;cut&#233;s pour leur appartenance communautaire suppos&#233;e. En outre, des milices constitu&#233;es de Peuls ont &#233;galement commis des tueries de masse, au Mali notamment. Mais ils sont probablement ceux qui en payent le plus lourd tribut. Et encore, cette liste est loin d'&#234;tre exhaustive : elle ne prend pas en compte les tueries quotidiennes &#8211; deux ou trois personnes assassin&#233;es sur un bord de route ou dans un champ -, ni les menaces sur les villages qui obligent leurs habitants &#224; fuir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;es &#224; cet amalgame d&#233;vastateur qui fait d'un Peul un terroriste en puissance, des associations peules, parmi lesquelles Tabital Pulaaku, pr&#233;sente dans plusieurs pays, ou Kisal, active au Mali notamment, tentent d'alerter les opinions nationales et la communaut&#233; internationale, tout en documentant les violences jour apr&#232;s jour. Nombre de Peuls ont le sentiment d'&#234;tre les victimes expiatoires d'une guerre qui n'est pas plus la leur que celle des autres communaut&#233;s vivant au Sahel. Face &#224; la litanie des tueries, certains perdent le sens des mots, parlent de &#171; nettoyage ethnique &#187;, voire de &#171; g&#233;nocide &#187;, et comparent la situation des Peuls d'Afrique de l'Ouest &#224; celle des Tutsis au Rwanda en 1994, &#224; l'aube du dernier g&#233;nocide du XX&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas de question peule &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-on parler d'une &#171; question peule &#187; ? Ce simple &#233;nonc&#233; fait bondir les principaux int&#233;ress&#233;s. Un militant associatif malien, tr&#232;s actif dans la communaut&#233; peule, s'en offusque : &#171; Il n'y a pas de question peule, soutient-il, sous couvert d'anonymat. Les Peuls de Guin&#233;e vivent diff&#233;remment des Peuls de Centrafrique. Les Peuls du Macina au Mali ne partagent pas grand-chose avec ceux du lac Tchad au Niger. On ne peut pas englober tout le monde dans le m&#234;me sac. Et les jihadistes recrutent dans toutes les communaut&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour de nombreux responsables politiques ouest-africains, cette &#171; question &#187;, longtemps ignor&#233;e, est aujourd'hui consid&#233;r&#233;e comme cruciale. &#171; On constate qu'un peu partout aujourd'hui, de nombreux Peuls prennent les armes, indiquait il y a quelques mois (en off) un ministre malien. Il ne s'agit pas de dire que tous sont des jihadistes. Mais &#224; l'&#233;vidence, il y a un probl&#232;me. Pourquoi prennent-ils les armes ? Et que peut-on faire pour y rem&#233;dier ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Mali &#224; la Centrafrique, en passant par le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria et le Cameroun (et peut-&#234;tre d'autres pays demain : la C&#244;te d'Ivoire, le B&#233;nin, la Guin&#233;e ?), nombre de Peuls &#8211; des bergers pour la plupart &#8211; se sont arm&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, et ont rejoint des groupes insurg&#233;s : pour se prot&#233;ger la plupart du temps, et pouvoir continuer &#224; vivre de leur activit&#233;, mais aussi parfois pour revendiquer des droits, pour renverser l'ordre social, pour se venger d'une injustice ou d'un massacre, pour imposer sa loi ou tout simplement pour gagner sa cro&#251;te. Toutefois, un chercheur fran&#231;ais qui arpente la zone depuis plusieurs ann&#233;es et qui a lui aussi requis l'anonymat note que &#171; s'ils prennent les armes, ce n'est pas en tant que Peuls, mais en tant que ruraux qui sont depuis longtemps les grands oubli&#233;s des politiques publiques, et pour un grand nombre d'entre eux, en tant que bergers &#187;. Pour lui, la crise du pastoralisme, coupl&#233;e &#224; la mont&#233;e de l'islam radical et &#224; la faillite des &#201;tats issus des ind&#233;pendances, explique en grande partie l'explosion de violences qui ensanglante le Sahel depuis une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conflits opposant des &#233;leveurs pratiquant la transhumance et des cultivateurs sont r&#233;currents sur le continent, et notamment en Afrique de l'Ouest. Ils ne datent ni d'hier, ni d'avant-hier. &#171; C'est une r&#233;alit&#233; depuis que des pasteurs c&#244;toient des agriculteurs &#187;, indique un Peul du centre du Mali qui officie en tant que m&#233;diateur pour une ONG internationale. Historiquement, en Afrique de l'Ouest, la grande majorit&#233; des bergers sont des Peuls &#8211; d'o&#249; l'amalgame effectu&#233; par la plupart des gens : un berger = un Peul. Ces derniers sont r&#233;guli&#232;rement consid&#233;r&#233;s par les populations s&#233;dentaires pratiquant l'agriculture comme une source de probl&#232;mes, en raison des saccages provoqu&#233;s par leurs b&#234;tes durant les p&#233;riodes de r&#233;coltes et de la concurrence pour l'acc&#232;s aux ressources naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;quentes, les disputes entre berger et cultivateur se sont parfois transform&#233;es en conflits entre communaut&#233;s villageoises, qui ont laiss&#233; des traces. Mais les affrontements ont longtemps &#233;t&#233; confin&#233;s &#224; une localit&#233; &#8211; ils ne duraient tout au plus que quelques jours &#224; l'issue desquels chaque camp comptait ses morts, quand il y en avait. Ces derni&#232;res ann&#233;es, ce type de conflits a toutefois pris une toute autre ampleur. Plus nombreux, ils sont aussi plus meurtriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivre en milieu hostile&lt;br class='autobr' /&gt;
Pouss&#233;s par les grandes s&#233;cheresses des ann&#233;es 1970 et 1980 &#224; migrer toujours plus au sud (dans les pays du Golfe de Guin&#233;e, mais aussi en Centrafrique et en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo), soumis &#224; des pressions fonci&#232;res, fragilis&#233;s par les politiques publiques qui privil&#233;gient l'agriculture extensive et marginalisent les populations nomades, ballott&#233;s enfin par les conflits arm&#233;s du Sahel, les bergers sont aujourd'hui condamn&#233;s &#224; vivre dans des milieux hostiles. Et donc parfois en rejoignant des groupes jihadistes dont ils n'&#233;pousent pas toujours le dogme. Loin d'une &#171; course &#224; l'armement &#187; et d'un quelconque projet d'imposer la domination politique des Peuls. &#171; Cette id&#233;e rel&#232;ve du complotisme. H&#233;las, elle s&#233;duit beaucoup de monde sur les r&#233;seaux sociaux &#187;, s'alarme le militant malien cit&#233; plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectre d'un &#171; jihad peul &#187; tire sa source de plusieurs insurrections jihadistes en grande partie compos&#233;es de bergers peuls, et parfois dirig&#233;es par des Peuls : la katiba Macina au centre du Mali, l'&#201;tat islamique au Grand Sahara (EIGS) dans la r&#233;gion des trois fronti&#232;res (Mali, Niger, Burkina), Ansaroul islam au nord du Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hamadoun Koufa dirige une katiba Macina li&#233;e au Groupe de soutien &#224; l'islam et aux musulmans (GSIM), un mouvement qui se place sous la banni&#232;re d'Al Qaeda&lt;br class='autobr' /&gt;
La Katiba Macina, un vivier jihadistes&lt;br class='autobr' /&gt;
La katiba Macina a vu le jour en 2015 au centre du Mali, une r&#233;gion fr&#233;quent&#233;e par les bergers pratiquant la transhumance. C'est l&#224; que les Peuls ont fond&#233; un empire th&#233;ocratique au XIX&#232;me si&#232;cle (l'empire du Macina). Cette katiba li&#233;e au Groupe de soutien &#224; l'islam et aux musulmans (GSIM) et qui agit sous la banni&#232;re d'Al Qaeda, compte dans ses rangs des centaines de combattants. La plupart d'entre eux sont des Peuls ; leur chef, Hamadoun Koufa, s'exprime en peul et les audios de ce dernier, abondamment partag&#233;s sur Whats'app, appellent les Peuls de la sous-r&#233;gion &#224; se soulever contre les autorit&#233;s qui les oppriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant ce mouvement n'a pas d'agenda ethnique. Il recrute parmi toutes les communaut&#233;s et s'aligne sur la strat&#233;gie du GSIM, qui vise &#224; transcender les appartenances communautaires. Avant de rejoindre le jihad, Kouffa s'&#233;tait d'ailleurs fait conna&#238;tre pour ses pr&#234;ches dans lesquels il d&#233;non&#231;ait les notables peuls de sa r&#233;gion, la corruption des autorit&#233;s locales et les privil&#232;ges des familles maraboutiques. De fait, la plupart des chercheurs qui se sont rendus sur place s'accordent &#224; dire qu'il s'agit avant tout d'une r&#233;volte sociale sur laquelle sont venus se greffer les groupes jihadistes (nous y reviendrons dans un prochain article).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait en dire autant d'Ansaroul islam au Burkina. Ce groupe arm&#233; fond&#233; en 2016, li&#233; au GSIM et essentiellement compos&#233; de combattants peuls, &#171; est avant tout un mouvement de contestation de l'ordre social qui pr&#233;vaut dans la province du Soum &#187;, indiquait International crisis group en octobre 2017. Son fondateur, Ibrahim Malam Dicko, un Peul du Soum, a un profil similaire &#224; celui de Kouffa : comme lui, il s'&#233;tait fait conna&#238;tre gr&#226;ce &#224; ses pr&#234;ches dans lesquels il pr&#244;nait l'&#233;galit&#233; entre les classes sociales et d&#233;non&#231;ait les privil&#232;ges des grandes familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux Peuls, nombreux, qui se battent au sein de l'EIGS aux confins du Niger, du Mali et du Burkina, sous les ordres d'Adnane Abu Walid al-Sahraoui, venu du Sahara Occidental, nous verrons dans le prochain article de cette s&#233;rie comment ils sont tomb&#233;s dans le pi&#232;ge du jihad en voulant se prot&#233;ger des attaques des milices touar&#232;gues et du vol de leur b&#233;tail. &#171; Ils n'avaient rien de fous de Dieu, indique un ancien milicien peul qui les a connus avant qu'ils ne rejoignent le jihad arm&#233;. Ils n'avaient m&#234;me pas de projet politique. Ils cherchaient juste &#224; se d&#233;fendre et &#224; prot&#233;ger les leurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'y a pas que les insurrections jihadistes. Dans d'autres contr&#233;es, parfois situ&#233;es aux confins du Sahel, d'autres Peuls ont eux aussi pris les armes, suscitant la crainte irr&#233;aliste d'une alliance de tous ces groupes en un immense front arm&#233; unitaire. C'est notamment le cas au Nigeria et en Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nigeria, le pays le plus peupl&#233; d'Afrique, compte 140 millions d'&#226;mes, soit un septi&#232;me de la population africaine. On y d&#233;nombre presque autant de chr&#233;tiens que de musulmans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nigeria, la &#171; Middle-Belt &#187; en &#233;bullition&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Nigeria, les violences se sont multipli&#233;es dans ce que l'on appelle la &#171; Middle-Belt &#187;, qui marque la fronti&#232;re symbolique entre le nord du pays, &#224; dominante musulmane, et le sud, majoritairement chr&#233;tien, et o&#249; se trouvaient au XIX&#232;me si&#232;cle les limites du califat de Sokoto, un &#201;tat islamique fond&#233; par un lettr&#233; peul, Ousman dan Fodio. Depuis quelques ann&#233;es, cette r&#233;gion fertile a vu affluer de nombreux pasteurs peuls venus du septentrion. Ces derniers ont fui la s&#233;cheresse et le surp&#226;turage, mais aussi les exactions de Boko Haram et de l'arm&#233;e nig&#233;riane. Depuis lors, &#233;leveurs (majoritairement musulmans) et cultivateurs (majoritairement chr&#233;tiens) se disputent l'acc&#232;s aux terres. Chaque camp s'arme et proc&#232;de &#224; des tueries qui sont certes occasionnelles, mais dont le bilan est lourd. Depuis 2018, les &#201;tats de Benue, Kaduna, Plateau et Nasarawa ont &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de centaines d'affrontements impliquant des agriculteurs et des &#233;leveurs. Selon le centre de recherches ACAPS, ces affrontements auraient provoqu&#233; la mort d'au moins 1.300 personnes rien qu'entre janvier et juin 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette escalade alimente la th&#233;orie d'un nouveau &#171; jihad peul &#187;. La &#171; Middle Belt &#187; est en effet une zone d'intense comp&#233;tition religieuse, comme l'ont montr&#233; les &#233;meutes de Jos en 2010, au cours desquelles plus de 450 personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es. Les ranc&#339;urs contre les musulmans, et notamment les Peuls, y sont anciennes et souvent instrumentalis&#233;es. Pourtant, la plupart des sp&#233;cialistes de cette zone affirment que ces conflits n'ont rien &#224; voir avec le projet politique des groupes jihadistes. D'ailleurs, il n'existe aujourd'hui aucun lien av&#233;r&#233; entre ces groupes arm&#233;s et les mouvements jihadistes sah&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centrafrique, au coeur de la guerre civile&lt;br class='autobr' /&gt;
En Centrafrique, c'est un conflit d'une autre nature dans lequel ont &#233;t&#233; emport&#233;s les Peuls. M&#234;me si l'on retrouve des ingr&#233;dients similaires tels que la comp&#233;tition pour l'acc&#232;s aux terres, l'&#233;mergence de mouvements arm&#233;s majoritairement constitu&#233;s de Peuls est li&#233;e &#224; la guerre civile qui a &#233;clat&#233; en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, les relations sont tendues dans le nord du pays, entre les pasteurs venus du Tchad, et les cultivateurs locaux. &#171; Avant la crise actuelle, les conflits opposant les transhumants tchadiens aux populations locales &#233;taient essentiellement li&#233;s aux ressources et les agriculteurs vivaient en relative harmonie avec les &#233;leveurs peul centrafricains &#187;, indiquait le centre de recherche &#171; International Crisis Group &#187; en 2014. Les temps ont chang&#233;. &#171; L'&#233;clatement des couloirs traditionnels, poursuivent les chercheurs, la modification des itin&#233;raires de transhumance, l'&#233;volution de l'armement de certains transhumants et l'amplification du ph&#233;nom&#232;ne des coupeurs de route [&#8230;] ont favoris&#233; l'&#233;mergence de conflits violents. Depuis 2008, la violence a pris des proportions alarmantes et entra&#238;n&#233; l'exode de nombreux Centrafricains qui ont fui leurs villages et trouv&#233; refuge dans des camps de d&#233;plac&#233;s apr&#232;s que leurs villages ont &#233;t&#233; br&#251;l&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baba Ladd&#233;, un ancien gendarme tchadien entr&#233; en r&#233;bellion dans son pays et qui a fond&#233; le Front populaire pour le redressement (FPR) &#224; la fin des ann&#233;es 1990&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cet &#201;tat failli, chaque communaut&#233; se d&#233;fend comme elle peut. Pour ce faire, les bergers ont fini par s'armer dans les ann&#233;es 2000 &#8211; non plus de machettes ou de vieux fusils, mais de kalachnikovs. Baba Ladd&#233;, un ancien gendarme tchadien entr&#233; en r&#233;bellion dans son pays et qui a fond&#233; le Front populaire pour le redressement (FPR) &#224; la fin des ann&#233;es 1990, pr&#233;tendait alors les repr&#233;senter et les d&#233;fendre &#8211; tout en leur imposant des taxes et en s'adonnant au vol de b&#233;tail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contraint de se rendre aux autorit&#233;s tchadiennes en 2012, il a vu certains de ses combattants poursuivre leurs actes de pr&#233;dation, puis rejoindre, en 2013, les rangs de l'ex-r&#233;bellion de la Seleka (musulmans), en guerre contre les milices anti-balaka (chr&#233;tiens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, c'est Ali Darassa, un ancien lieutenant de Baba Ladd&#233; qui a fond&#233; l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) en 2015, qui pr&#233;tend d&#233;fendre les &#233;leveurs peuls. Son groupe a &#233;t&#233; accus&#233; (notamment par Human rights watch) de commettre de nombreuses exactions : villages incendi&#233;s et pill&#233;s, civils tu&#233;s de mani&#232;re indiscrimin&#233;e. S'il a sign&#233; l'accord de paix en f&#233;vrier 2019, l'UPC continue de contr&#244;ler une partie du territoire centrafricain (m&#234;me s'il a perdu du terrain depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e) et m&#232;ne toujours des attaques sanglantes. Ces massacres ont exacerb&#233; les hostilit&#233;s &#224; l'&#233;gard de l'ensemble des Peuls, et ont &#224; leur tour suscit&#233; la crainte, peu probable, de les voir s'allier avec des groupes jihadistes. Dans un article publi&#233; en 2014, Peter Bouckaert, le directeur de la division Urgences de Human rights watch (HRW), &#233;crivait &#224; propos de la RCA : &#171; Il est courant d'entendre des chr&#233;tiens et d'autres communaut&#233;s dire que &#171; les musulmans devraient retourner chez eux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La crise du pastoralisme n'est qu'une des manifestations. Elle offre un terreau propice aux groupes arm&#233;s pour recruter parmi les &#233;leveurs &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise du pastoralisme&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que chaque situation soit diff&#233;rente selon les pays, ces insurrections ont un point commun : elles recrutent parmi les &#233;leveurs, dont la grande majorit&#233; sont peuls. Ces derniers vivent une crise sans pr&#233;c&#233;dent qui les rend extr&#234;mement vuln&#233;rables, comme l'a document&#233; une &#233;tude de Mathieu Pellerin publi&#233;e en juin par le R&#233;seau Billital Maroob&#233; et ses partenaires, intitul&#233;e &#171; Entendre la voix des &#233;leveurs au Sahel et en Afrique de l'Ouest : quel avenir pour le pastoralisme face &#224; l'ins&#233;curit&#233; et ses impacts ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce rapport, construit &#224; partir du recueil de la perception de plus de 1.700 &#233;leveurs dans 23 r&#233;gions de 7 pays du Sahel Central (Mali, Burkina Faso, Niger) et de son voisinage imm&#233;diat (C&#244;te d'Ivoire, B&#233;nin, Togo, Nig&#233;ria), Pellerin rappelle une triste r&#233;alit&#233; : &#171; Les populations rurales sont &#224; la fois actrices et victimes de cette situation : actrices parce qu'une minorit&#233; d'entre elles constitue le moteur de ces groupes arm&#233;s, victimes parce que la majorit&#233; d'entre elles subit ses impacts &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, &#171; la crise actuelle est l'expression d'une crise globale de la gouvernance des espaces ruraux, dont la crise du pastoralisme n'est qu'une des manifestations. Elle offre un terreau propice aux groupes arm&#233;s pour recruter parmi les &#233;leveurs. Si une infime minorit&#233; s'est laiss&#233;e s&#233;duire, cela a suffi pour ethniciser une partie des esprits au Sahel. La question du pastoralisme est de plus en plus abord&#233;e sous un angle ethnique qui fa&#231;onne et d&#233;forme les repr&#233;sentations que chacun se fait de la crise actuelle. Parmi d'autres cons&#233;quences, cela fait oublier que la majorit&#233; des &#233;leveurs est avant tout doublement victime de la crise du pastoralisme et de la crise s&#233;curitaire, la seconde aggravant la premi&#232;re. &#187; Cette &#233;tude rappelle que &#171; les injustices d&#233;coulant de cette crise pastorale sont r&#233;cup&#233;r&#233;es et exploit&#233;es aujourd'hui par les groupes jihadistes &#187;, car &#171; loin d'&#234;tre un mod&#232;le de justice, ils incarnent pourtant souvent aux yeux de leurs recrues un tel id&#233;al, en leur offrant les moyens de se prot&#233;ger, de se venger, de se faire justice ou de prendre le pouvoir. &#187; Cela a d&#233;bouch&#233; sur &#171; l'id&#233;e selon laquelle les violences arm&#233;es seraient l'&#339;uvre de nomades &#8211; en particulier Peulhs &#187;, qui a &#171; progressivement gagn&#233; les esprits de d&#233;cideurs sah&#233;liens et ouest-africains &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1990, le g&#233;ographe Edmond Bernus alertait, dans un article consacr&#233; aux pasteurs nomades africains, sur &#171; la saturation de l'espace sah&#233;lo-soudanien &#187; et sur le fait que cette &#233;volution rendait d&#233;j&#224; &#171; tr&#232;s &#233;troite la marge de man&#339;uvre des &#233;leveurs nomades &#187;. Il ajoutait : &#171; On peut se demander, m&#234;me sans le recul qui convient, si nous n'assistons pas &#224; une rupture, &#224; une discontinuit&#233; : les soci&#233;t&#233;s pastorales ne peuvent plus &#171; rebondir &#187; comme par le pass&#233; et elles doivent s'inscrire dans des projets qui ne sont pas souvent les leurs &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Source : Mondafrik. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>G5 Sahel : Roch passe le tablier !</title>
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&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020 Les Chefs d'Etats, membres du G5 Sahel prennent part &#224; un sommet &#224; Nouakchott dans la capitale mauritanienne. Ce conclave qui dure du 24 au 25 f&#233;vrier 2020 va consacrer la succession du pr&#233;sident burkinab&#232;, pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel. Le Ballet des Chefs d'Etat, membres du G5 Sahel se poursuit dans la capitale mauritanienne. Roch Marc Christian KABORE, le pr&#233;sident sortant est arriv&#233; avec une d&#233;l&#233;gation burkinab&#232; constitu&#233;e de son ministre de la D&#233;fense, Cheriff (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020 &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; Les Chefs d'Etats, membres du G5 Sahel prennent part &#224; un sommet &#224; Nouakchott dans la capitale mauritanienne. Ce conclave qui dure du 24 au 25 f&#233;vrier 2020 va consacrer la succession du pr&#233;sident burkinab&#232;, pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel. &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Ballet des Chefs d'Etat, membres du G5 Sahel se poursuit dans la capitale mauritanienne. Roch Marc Christian KABORE, le pr&#233;sident sortant est arriv&#233; avec une d&#233;l&#233;gation burkinab&#232; constitu&#233;e de son ministre de la D&#233;fense, Cheriff Moumina SY et celui des Affaires &#233;trang&#232;res, Alpha BARRY. L'ancien pr&#233;sident en exercice avant ce dernier, le Pr&#233;sident du Niger, lui est accompagn&#233; dans ce d&#233;placement des ministres des Finances, Diop Mamadou, des Affaires &#233;trang&#232;res et de la Coop&#233;ration, Kalla Ankourao, et de la D&#233;fense Issoufou KATAMB&#201;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/roch--g5-sahel.gif?1589327332' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Roch, le pr&#233;sident sorti au milieu ( tenue traditionnelle blanc noire) au milieu de ses pairs&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sommet, de source proche du dossier, aura &#224; son programme, entre autres, l'examen et l'&#233;valuation des progr&#232;s r&#233;alis&#233;s dans le cadre de la mont&#233;e en puissance de la force conjointe G5 Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid du G5 Sahel&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; le 16 f&#233;vrier 2014 &#224; Nouakchott, en Mauritanie, le G5 Sahel est n&#233; de l'ambition des dirigeants des pays membres (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), de garantir les conditions de paix, de s&#233;curit&#233; et de d&#233;veloppement durable dans l'espace sah&#233;lo-saharien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, la force conjointe G5 Sahel, compos&#233;e des arm&#233;es des pays membres pour lutter contre le terrorisme dans cet espace, a des difficult&#233;s &#224; &#234;tre pleinement op&#233;rationnelle faute de soutien cons&#233;quent de la communaut&#233; internationale, en d&#233;pit des multiples appels lanc&#233;s par les dirigeants du G5 Sahel.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vaste zone sah&#233;lo-saharienne, peut-on rappeler, rassemble l'une des plus grandes concentrations des menaces sur la paix, la s&#233;curit&#233; et le d&#233;veloppement, avec notamment la pr&#233;sence de groupes terroristes comme Boko Haram dans les pays riverains du lac Tchad, de mouvements djihadistes dans le nord du Mali ainsi que de trafiquants de drogue qui &#233;cument le sud libyen.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roger SAWADOGO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pr&#233;sidence du G5 Sahel : Roch a jou&#233; sa partition</title>
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		<dc:date>2020-02-27T20:16:21Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020 D&#233;sign&#233; le 5 f&#233;vrier 2019 par ses pairs du G5 Sahel, pr&#233;sident en exercice pour un mandat d'une ann&#233;e, le pr&#233;sident du Faso, Roch Marc Christian Kabor&#233; va c&#233;der la pr&#233;sidence de l'organisation &#224; son homologue mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazouani. Ce sera au cours de la 6e session ordinaire de la Conf&#233;rence des chefs d'Etat du G5 Sahel, qui se tient le 25 f&#233;vrier 2020 &#224; Nouakchott en Mauritanie. Duran son mandat, le pr&#233;sident du Faso, en v&#233;ritable ambassadeur du G5 Sahel, n'a eu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton315.gif?1589327064' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;sign&#233; le 5 f&#233;vrier 2019 par ses pairs du G5 Sahel, pr&#233;sident en exercice pour un mandat d'une ann&#233;e, le pr&#233;sident du Faso, Roch Marc Christian Kabor&#233; va c&#233;der la pr&#233;sidence de l'organisation &#224; son homologue mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazouani. Ce sera au cours de la 6e session ordinaire de la Conf&#233;rence des chefs d'Etat du G5 Sahel, qui se tient le 25 f&#233;vrier 2020 &#224; Nouakchott en Mauritanie. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Duran son mandat, le pr&#233;sident du Faso, en v&#233;ritable ambassadeur du G5 Sahel, n'a eu de cesse d'interpeller la communaut&#233; internationale sur la n&#233;cessit&#233; de combattre le fl&#233;au du terrorisme, ensemble, par la mobilisation de moyens cons&#233;quents. Et cela, en alliant les concepts de s&#233;curit&#233; et de d&#233;veloppement. De Ouagadougou &#224; Abu Dhabi, en passant par Yokohama, New York, Sotchi, Addis Abeba, Biarritz ..., le chef de l'Etat burkinab&#232; a port&#233; la voix des peuples du Sahel, pour une plus grande solidarit&#233; de la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut la solidarit&#233; de la communaut&#233; internationale&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En visite officielle &#224; Ouagadougou, la chanceli&#232;re allemande Angela Merkel prend part, le 1er mai 2019, &#224; un sommet extraordinaire du G5 Sahel. &#171; Nous avons pens&#233; qu'il &#233;tait important qu'elle use de son leadership aussi bien en Europe que dans les autres institutions pour faire un plaidoyer en faveur du G5 Sahel &#187;, a d&#233;clar&#233; le pr&#233;sident Kabor&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Invit&#233; fin ao&#251;t 2019 au sommet du G7 &#224; Biarritz, le pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel plaide devant les pays les plus industrialis&#233;s, sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;soudre la crise libyenne, &#233;picentre des d&#233;fis s&#233;curitaires dans la zone et dans le bassin du Lac Tchad. Le sommet d&#233;bouche sur la proposition d'instaurer un partenariat international pour la stabilit&#233; et la s&#233;curit&#233; au Sahel. Roch Marc Christian Kabor&#233; porte le m&#234;me message &#224; Yokohama, le 30 ao&#251;t 2019, lors de la 7e Conf&#233;rence internationale de Tokyo sur le D&#233;veloppement de l'Afrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis, &#224; Sotchi, le 24 octobre 2020, lors du premier sommet Russie/Afrique. Il invite &#224; l'occasion, le pays de Vladimir Poutine &#224; se joindre au partenariat propos&#233; &#224; Biarritz. &#171; En tant que grande puissance militaire et &#233;conomique, la Russie appara&#238;t comme un partenaire de choix qui peut aider le Sahel et la r&#233;gion de l'Afrique de l'Ouest, dans la lutte contre le terrorisme &#187;, souligne-t-il &#224; l'ouverture du sommet.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la Tribune de l'ONU, le 24 septembre 2019, Roch Marc Christian Kabor&#233; rappelle la n&#233;cessit&#233; d'un mandat plus robuste et offensif pour la MINUSMA, pour mieux s&#233;curiser le Mali, et partant, ses voisins que sont le Burkina et le Niger. &#171; Il apparait inconcevable qu'avec 12 mille Hommes et des moyens substantiels, cette force ne puisse pas contribuer efficacement &#224; la lutte contre le terrorisme dans ce pays &#187;, souligne le pr&#233;sident du G5 Sahel. A leur sommet extraordinaire du 15 d&#233;cembre 2019 &#224; Niamey, les chefs d'Etat du G5 Sahel d&#233;cident de concentrer la lutte dans le Fuseau centre, zone des trois fronti&#232;res entre le Mali, le Burkina et le Niger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est &#233;tabli que ces trois pays de la ligne de front en Afrique de l'Ouest constituent un verrou &#224; consolider, pour &#233;viter que le ph&#233;nom&#232;ne terroriste ne s'&#233;tende aux c&#244;tes maritimes. Le 14 septembre 2019 un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO sur la lutte contre le terrorisme se tient &#224; Ouagadougou. Lors de ce sommet, &#233;largi &#224; la Mauritanie, au Tchad, la CEDEAO se dote d'un plan d'actions de lutte contre le terrorisme pour la p&#233;riode 2020-2024, en pr&#233;voyant la mobilisation d'un milliard de dollars US.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour une coalition plus large&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 13 janvier 2020 a &#233;t&#233; un rendez-vous important dans l'agenda de la pr&#233;sidence burkinab&#232; du G5 Sahel. Roch Marc Christian Kabor&#233; est pr&#233;sent &#224; Pau avec ses homologues, pour un sommet avec la France. Il rappelle alors son souhait de former une coalition la plus large possible, qui &#171; regroupe les pays du G5 Sahel, la France, l'Union africaine, l'Union europ&#233;enne, et tout autre partenaire qui souhaite y participer. (&#8230;) Il nous faut des r&#233;sultats probants rapides, parce que nous jouons la cr&#233;dibilit&#233; de chaque pays ici pr&#233;sent, et la cr&#233;dibilit&#233; de la coalition de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale &#187;, selon le pr&#233;sident Kabor&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 8 f&#233;vrier 2020 &#224; Addis-Abeba, il appelle l'UA &#224; endosser les conclusions du sommet de Pau, sur la cr&#233;ation de cette coalition internationale pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Un sommet extraordinaire de l'Union sur le terrorisme est programm&#233; pour se tenir en mai 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lutte contre le terrorisme et d&#233;veloppement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte contre le terrorisme doit int&#233;grer la promotion du d&#233;veloppement &#233;conomique et social dans les pays de la r&#233;gion. C'est ainsi que le G5 Sahel dispose d'un Programme d'investissements prioritaires d'environ deux milliards d'euros, &#224; mettre en &#339;uvre, avec l'appui des partenaires au d&#233;veloppement. Dans cette optique, le 13 septembre 2019, Roch Marc Christian Kabor&#233; accueille ses pairs du G5 Sahel pour un sommet sur l'initiative &#171; Desert to Power &#187;, qui vise &#224; exploiter l'&#233;nergie solaire pour le d&#233;veloppement des pays du Sahel. Port&#233;e de concert avec la Banque africaine de D&#233;veloppement (BAD), cette initiative veut faciliter l'acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie, qui est l'une des composantes de la strat&#233;gie pour le d&#233;veloppement et la s&#233;curit&#233; des pays du G5 Sahel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Porter l'esp&#233;rance&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun de ses voyages diplomatiques, de ses rencontres, de ses prises de parole a &#233;t&#233; l'occasion pour le pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kabor&#233;, de porter la cause des populations du Sahel, confront&#233;es au terrorisme. Durant son mandat, plusieurs &#233;tapes ont &#233;t&#233; franchies et des avanc&#233;es notables r&#233;alis&#233;es. Le pr&#233;sident du Faso a port&#233; cette esp&#233;rance de faire du Sahel un espace de paix retrouv&#233;e, de stabilit&#233;, de s&#233;curit&#233; et de prosp&#233;rit&#233; partag&#233;e pour tous ses fils et toutes ses filles. La lutte continue et elle sera de &#171; longue haleine &#187; comme il l'a toujours soulign&#233;, mais notre &#171; victoire est certaine &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Direction de la Communication de la pr&#233;sidence du Faso.&lt;br class='autobr' /&gt;
NB : la titraille est de la r&#233;daction de lesoleil.bf &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/quote&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Infrastructures G5 : Le PATI a mis la main &#224; la p&#226;te</title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article314</link>
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		<dc:date>2020-02-27T20:12:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020 Le Projet d'Am&#233;nagement Territorial Int&#233;gr&#233; (PATI), lanc&#233; par le G5 Sahel et la Cellule de Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e transfrontali&#232;re des collectivit&#233;s territoriales du Sahel (C3Sahel) en novembre 2019, vient de franchir en quelques 3 mois &#224; peine, l'&#233;tape du concret. Cette initiative pilote de coop&#233;ration transfrontali&#232;re concerne les municipalit&#233;s des r&#233;gions du Sahel (Burkina Faso), de Tombouctou (Mali) et de Tillab&#233;ry (Niger) &#8211; o&#249; vivent 5,5 millions d'habitants -, Les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton314.gif?1589327066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publi&#233; le 27 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le Projet d'Am&#233;nagement Territorial Int&#233;gr&#233; (PATI), lanc&#233; par le G5 Sahel et la Cellule de Coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e transfrontali&#232;re des collectivit&#233;s territoriales du Sahel (C3Sahel) en novembre 2019, vient de franchir en quelques 3 mois &#224; peine, l'&#233;tape du concret. Cette initiative pilote de coop&#233;ration transfrontali&#232;re concerne les municipalit&#233;s des r&#233;gions du Sahel (Burkina Faso), de Tombouctou (Mali) et de Tillab&#233;ry (Niger) &#8211; o&#249; vivent 5,5 millions d'habitants -,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_340 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/g5-sahel-et-bit0-3.gif?1589327404' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les premi&#232;res r&#233;alisations du PATI viennent d'&#234;tre inaugur&#233;es dans la ville de Dori (Burkina Faso) par Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Pr&#233;sident du Faso et Pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit pr&#233;cis&#233;ment de la r&#233;habilitation et de la modernisation du Centre Hospitalier R&#233;gional (CHR) de Dori pour un co&#251;t total de 250 millions de FCFA, &#224; travers les travaux suivants :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mise en place d'un syst&#232;me autonome d'adduction en eau potable et r&#233;habilitation du circuit d'approvisionnement en eau potable permettant une autonomie compl&#232;te ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Vidange, curage et entretien du circuit d'&#233;vacuation des eaux us&#233;es ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;habilitation du service de m&#233;decine interne ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;habilitation des sanitaires des usagers ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Renforcement de la cl&#244;ture ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Am&#233;nagement des halls d'attente des usagers.&lt;br class='autobr' /&gt; Les efforts louables entrepris par le G5 Sahel en vue d'impacter positivement la vie des populations des zones les plus vuln&#233;rables de l'espace G5 Sahel, ont &#233;t&#233; chaleureusement par salu&#233; par Monsieur Ahmed Aziz Diallo, D&#233;put&#233;-maire de Dori.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_339 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/g5-sahel-et-bit0-2.gif?1589327404' width='500' height='192' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Madame Pauline Zour&#233;, Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e aupr&#232;s du Ministre de l'&#201;conomie, des Finances et du D&#233;veloppement, charg&#233; de l'Am&#233;nagement du territoire, a magnifi&#233; cette illustration du partenariat entre structures r&#233;gionales du Sahel jusqu'au niveau le plus d&#233;centralis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Pr&#233;sident en exercice du G5 Sahel s'est r&#233;jouie quant de pouvoir cl&#244;turer son mandat d'une ann&#233;e &#224; la t&#234;te de l'organisation r&#233;gionale avec cette autre mat&#233;rialisation palpable de l'action du G5 Sahel au b&#233;n&#233;fice des populations, dans le domaine de la s&#233;curit&#233; mais aussi, du d&#233;veloppement comme l'atteste le PATI.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les populations, les repr&#233;sentants des pays voisins concern&#233;s par le PATI et une d&#233;l&#233;gation du Secr&#233;tariat Permanent du G5 Sahel venue de Nouakchott et conduite par l'expert infrastructures, Mikailou Sidib&#233;, ont particip&#233; &#224; la c&#233;r&#233;monie. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; Le Pr&#233;sident en exercice, du G5 S a chaleureusement f&#233;licit&#233; Secr&#233;tariat Permanent. &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;vu pour une dur&#233;e d'un an et financ&#233; &#224; hauteur d'1 milliard de FCFA via la contribution de l'UEMOA au Programme d'investissements Prioritaires du G5 Sahel (PIP), le PATI cible principalement l'&#233;conomie pastorale et la sant&#233; des populations (r&#233;sidentes, d&#233;plac&#233;es et r&#233;fugi&#233;es).&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ici la fin l'ann&#233;e 2020, la r&#233;alisation des autres composantes de ce &#034;PATI 1&#034; est attendue. Il s'agit de :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'Am&#233;nagement d'une aire pastorale &#224; Tin Djolel (&#224; cheval entre les 3 fronti&#232;res : Burkina Faso, Mali et Niger) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la modernisation de l'abattoir frigorifique de Tilab&#233;ri (Niger) qui permettra notamment de maintenir la cha&#238;ne de froid si cruciale pour les acteurs de ce secteur dans la r&#233;gion ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et enfin, l'&#233;dification de magasins de stockage d'aliments de b&#233;tails &#224; Gossi (Mali).&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s la zone du Centre, dite des &#034;trois fronti&#232;res&#034;, le G5 Sahel pr&#233;voit de multiplier par la suite l'exp&#233;rience du PATI sur les deux autres fuseaux op&#233;rationnels de son espace : les zones frontali&#232;res de l'Ouest (Mauritanie-Mali) et de l'Est (Niger-Tchad). &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;L'&#233;quipe de communication&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le G5 Sahel et le BIT signent un protocole de partenariat</title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article313</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesoleil.bf/spip.php?article313</guid>
		<dc:date>2020-02-27T20:00:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Publier le 27 f&#233;vrier 2020 &lt;br class='autobr' /&gt;
En marge de l'ouverture de la 7&#233; session ordinaire du conseil des ministres du G5Sahel qui s'est tenue &#224; Nouakchott en Mauritanie le Secr&#233;tariat Permanent du G5 Sahel et le Bureau International du Travail ont sign&#233; un protocole de partenariat. Cette signature a eu lieu en pr&#233;sence des Ministres en charge de la question de d&#233;veloppement des Affaires Etrang&#232;res et de D&#233;fense Nationale de l'espace du G5 Sahel. Ce protocole entre le BIT et le G5 Sahel couvre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton313.gif?1589327066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publier le 27 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En marge de l'ouverture de la 7&#233; session ordinaire du conseil des ministres du G5Sahel qui s'est tenue &#224; Nouakchott en Mauritanie le Secr&#233;tariat Permanent du G5 Sahel et le Bureau International du Travail ont sign&#233; un protocole de partenariat. Cette signature a eu lieu en pr&#233;sence des Ministres en charge de la question de d&#233;veloppement des Affaires Etrang&#232;res et de D&#233;fense Nationale de l'espace du G5 Sahel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_338 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/g5-sahel-et-bit.gif?1589327404' width='500' height='242' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce protocole entre le BIT et le G5 Sahel couvre pratiquement les axes du G5 Sahel &#224; savoir la gouvernance ; les infrastructures ainsi que la r&#233;silience et le d&#233;veloppement humain. Les deux organisations marquent par cette occasion leur volont&#233; et leur d&#233;termination de renforcer leur coop&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le B IT r&#233;affirme son engagement &#224; accompagner et soutenir le G5S dans la mise en &#339;uvre du programme d'Investissements Prioritaires PIP.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela dit concr&#232;tement il s'agit de renforcer les capacit&#233;s du Secr&#233;tariat Permanent et les pays membres pour mener des analyses de politiques macro-&#233;conomiques favorables &#224; un changement structurel inclusif promoteur de la cr&#233;ation d'emplois dans la sous-r&#233;gion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs Les capacit&#233;s du secr&#233;tariat permanent et ceux des pays membres du G5 Sahel en mati&#232;re d'&#233;valuation de l'impact des projets et des investissements du PIP sur l'emploi des jeunes et des femmes sont renforc&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
La documentation et les supports visuels relatifs au programme phare EPR et son potentiel pour le Sahel sont disponibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au niveau Pays une &#233;tude d'envergure sur la contribution des emplois et entreprises vert(e)s &#224; la r&#233;solution des conflits au Sahel est r&#233;alis&#233;e et publi&#233;e au Mali et au Niger, par ailleurs, il sera question d'une &#233;tude sur les chaines de valeur porteuses pour l'autonomisation des r&#233;fugi&#233;es et des communaut&#233;s d'accueil. Cette r&#233;alisation est pr&#233;vue au Mali en collaboration avec UNHCR.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dot&#233; d'un budget d'un million de dollars am&#233;ricain, le projet s'ex&#233;cute en Mauritanie, au Niger et au Mali il b&#233;n&#233;ficiera au secr&#233;tariat permanent du G5 Sahel, les organisations syndicales et d'employeurs les gouvernements et les autorit&#233;s locales du pays, les structures d'appui au d&#233;veloppement sont &#233;galement concern&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les strat&#233;gies de mise en &#339;uvre sont bas&#233;es sur une planification participative et flexible qui prend en compte les besoins des b&#233;n&#233;ficiaires et cr&#233;e des synergies entre les diff&#233;rents acteurs pouvant contribuer &#224; sa mise en &#339;uvre. Le programme int&#233;gr&#233; s'inspire de l'approche JPR (Jobs for Peace and R&#233;silience) et align&#233; sur les priorit&#233;s nationales, et sous r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#233;riode d'ex&#233;cution couvre la p&#233;riode qui va de novembre 2019 &#224; octobre 2020.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le protocole a &#233;t&#233; sign&#233; par le Secr&#233;taire Permanent du G5 Sahel M Maman Sambo SIDIKOU et Dramane Haidara directeur bureau pays BIT Dakar en pr&#233;sence de Amadou Tidiane Guisset conseiller technique principal du programme d'appui au G5Sahel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Service de communication G5 Sahel &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;curit&#233; au Nord ;Djibo : un mois dans une ville quadrill&#233;e</title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article305</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesoleil.bf/spip.php?article305</guid>
		<dc:date>2020-02-15T16:28:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;publier le 13 f&#233;vrier 2020 Le chef-lieu de la province du soum, Djibo, a &#233;t&#233; maintes fois attaqu&#233;e depuis le d&#233;but de la crise terroriste en 2016. Tout porte alors &#224; croire que celle ville n'est qu'une maison de paille au lieu d'&#234;tre une citadelle imprenable. Enqu&#234;te sur une p&#233;riode d'un mois dans cette ville. Publi&#233; le 15 f&#233;vrier 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
Djibo. 11h30. Nous sommes le mercredi 27 d&#233;cembre 2020, je suis arriv&#233; la veille. Un tour dans la ville et l'on se rend compte qu'elle tente avec toutes ses derni&#232;res (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton305.gif?1589327080' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;publier le 13 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le chef-lieu de la province du soum, Djibo, a &#233;t&#233; maintes fois attaqu&#233;e depuis le d&#233;but de la crise terroriste en 2016. Tout porte alors &#224; croire que celle ville n'est qu'une maison de paille au lieu d'&#234;tre une citadelle imprenable. Enqu&#234;te sur une p&#233;riode d'un mois dans cette ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; le 15 f&#233;vrier 2020. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djibo. 11h30. Nous sommes le mercredi 27 d&#233;cembre 2020, je suis arriv&#233; la veille. Un tour dans la ville et l'on se rend compte qu'elle tente avec toutes ses derni&#232;res &#233;nergies de r&#233;sister. Les services de la Poste Burkina, de la Caisse urbaine, l'unique banque Coris Banque international (CBI) ont mis la cl&#233; sous le paillasson. La population semble s'&#234;tre vid&#233;e car j'aper&#231;us &#224; peine quelques habitants dans les rues &#224; travers la vitre du v&#233;hicule qui m'a permis la travers&#233;e de Ouagadougou &#224; destination. De prime &#224; bord, les stigmates et ravages d'un conflit asym&#233;trique sont perceptibles dans cette bourgade. La preuve, il est 8 heures au lendemain de mon arriv&#233;e et les populations tardent &#224; se lever. Paradoxe pourrait-on dire pour une ville qui connait un couvre-feu qui pousse les populations &#224; renter t&#244;t et donc &#224; diminuer leur hyperactivit&#233; la veille. De toute &#233;vidence, cette situation devrait garantir un r&#233;veil t&#244;t. Notre constat a &#233;t&#233; que jusqu'&#224; huit (08) heures du matin, les populations &#233;taient encore terr&#233;es chez elles. La peur ? La crainte d'un scenario apocalyptique une fois le jour s'&#233;tant lev&#233; ? On ne peut exclure cette hypoth&#232;se. Une chose est certaine, il y a deux ans ce ph&#233;nom&#232;ne n'&#233;tait pas perceptible. La ville d&#232;s les lueurs du matin grouillait de monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#233;cid&#233; de faire un tour &#224; la p&#233;riph&#233;rie de la ville. A la sortie, sur l'axe Djibo-kongoussi, le chemin est tortueux. Des trous, des nids de poule&#8230;jonchent la voie rouge. Dans la brousse j'aper&#231;ois des jeunes qui semblent se promener. L'un d'eux a visiblement une panne de moto. Il porte un blouson marron. Je m'approchai de lui pus je vis qu'il r&#233;ussit &#224; d&#233;marrer son engin. J'arrive &#224; 9h 30 mn dans le village de Ouresaba. Le vent souffle et transporte des grains de sable dans mes yeux. Le temps est en travail. On aurait dit qu'il va accoucher d'une pleine. Pourtant, son ventre est lourd mais rien ne sort. Pas m&#234;me une fine pluie. Un baume naus&#233;abond est transport&#233; par ce vent et chatouille mes narines. &#171; Il y a un &#226;ne qui est mort ? &#187;, demandais-je &#224; un villageois apr&#232;s les salamalecs. Il me regarda sans mot dire et rentra chez lui. Fait marquant, &#224; notre arriv&#233;e dans ce patelin &#224; l'entr&#233;e de Djibo, nous apercevons des charognards. Il y a bien longtemps que nous les avons aper&#231;us. L'un d'eux est plus gros et noir. Il semble &#234;tre le leader du groupe. A notre approche, avec ses compagnons de man&#339;uvre, ils s'envolent pour se poser plus loin. Dans leur bec, une chose noir&#226;tre. J'ai du mal &#224; r&#233;aliser sa vraie nature. Je m'approche de l'endroit o&#249; le g&#233;ant oiseau &#233;tait avec ses compagnons. Un bois noircit d'environ 1m 60 se lib&#233;rait de nombreuses mouches. Une forte odeur pestilentielle envahit mes narines. Mes tripes se mettent comme &#224; remonter &#224; ma gorge. Je m'accroupis. Une boule de ces tripes force le passage pour se d&#233;poser dans le sable fin sah&#233;lien juste devant moi. Je me lib&#232;re des restants de cette mauvaise odeur au niveau de mes l&#232;vres. J'ai vomi mes tripes. Il faut que je me nettoie, me dis-je. Je me mets alors &#224; boire le sachet d'eau que j'ai pris soin d'emporter avec moi. L&#224; &#224; c&#244;t&#233; de moi, un cadavre en putr&#233;faction difficile &#224; identifier. Il faut quitter les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/securite_-au-nor.gif?1589327328' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maquis la J&#8230;&#8230;&#8230;.., la r&#233;sistante&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De retour en ville, je fais un tour au maquis J&#8230;, que je fr&#233;quentais. L'entr&#233;e est d&#233;serte de motocyclettes. L'ambiance est tamis&#233;e. Une musique tonne mais ce n'est plus le m&#234;me volume que lorsque je s&#233;journais dans cette ville. Il s'agit de la musique du groupe les As DJ, &#171; Papa Bakala &#187;. Sur la piste, des traces de l'ambiance de la veille. Pas de danseurs. J'attends qu'on me serve. Les serveuses sont assises &#224; l'autre bout du maquis &#224; deviser. Elles ne sont plus nombreuses. &#171; on a plus que dix filles &#187;, me lance le &#171; manager &#187;. L'une d'entre elle m'aper&#231;ois. &#171; Oh, vous avez disparu. Ce sont les gens d'o&#249; qui nous saluent &#187;, lan&#231;a-t-elle. &#171; C'est Ouaga. Je suis &#224; pr&#233;sent &#224; Ouaga &#187;, dis-je. &#171; Ah, nous on est l&#224; oh. On n'a pas l&#224; o&#249; aller seulement sinon on serait parti &#187;, me dit-elle. Sur la terrasse quelques clients qui jettent des coups d'&#339;il furtifs vers la voie au moindre bruit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je passai de bons moments avec des amis que je venais de revoir. &#171; Au retour de la paix au soum &#187;, avions-nous dis avant de boire le contenu de nos verres. Je demandai ensuite &#224; prendre cong&#233; d'eux. Ils me raccompagn&#232;rent au parking. &#171; Rentre en bonne sant&#233; &#224; Ouagadougou ! &#187;, lanc&#232;rent-ils. Au parking, j'aper&#231;us le jeune homme qui faisait semblant de r&#233;parer sa moto &#224; quelques encablures du village de Ouresaba. &#171; Naaba, bonne arriv&#233;e &#187;, dis le g&#233;rant du parking. Je me rendis alors compte que ce monsieur &#233;tait &#171; un corps habill&#233; &#187; comme on a l'habitude d'appeler les hommes de tenue. Il &#233;tait certainement en mission dans cette brousse et m'espionnait. Je quittai les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ville quadrill&#233;e ! &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un mois que j'ai quitt&#233; cette ville. Aussi me dis-je qu'il faut que j'aper&#231;oive tous les changements intervenus. Je prends la d&#233;cision de rentrer chez moi. Au chemin du retour, je m'aper&#231;ois alors que bien de choses ont chang&#233;. Les barrages des Forces de d&#233;fense et s&#233;curit&#233; sont encore plus pr&#233;sents et pressants. Des sacs sont fouill&#233;s de plus en plus lorsqu'on voyage avec l'autobus. Ce n'&#233;tait pas le cas il y a quelques mois. Le contr&#244;le en ces temps pass&#233;e concernait pr&#233;cis&#233;ment l'identit&#233;. Aujourd'hui, le moindre d&#233;tail pas clair sur soi fait l'objet de v&#233;rification. De notre pied-&#224;-terre, nous faisons une balade en ville. &#171; Vroum, vroum &#187;, c'est le bruit des quelques motos matinales qui se dirigent vers le centre-ville. Aux environs de la Brigade territoriale (BT) au secteur 3, le dispositif s&#233;curitaire est perceptible. Il y a plus de v&#233;hicules militaires que d'habitude. Des jeunes sont regroup&#233;s en quinconce. Ils se saluent, secouent les mains, rient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un b&#226;timent semble plus vieux que les autres. C'est la Compagnie de Gendarmerie, appel&#233; par son dimunitif, &#171; compagnie &#187;. Il croule encore sous le poids de sa rusticit&#233;. C'est une b&#226;tisse haute, style colonial qui se dresse &#224; l'entr&#233;e de la ville c&#244;t&#233; sud. Ses m&#251;rs aux tyrolienne ocres se dressent comme des t&#233;moins d'un pass&#233; lointain. Des pans de cette tyrolienne pendent vers le bas. Des z&#233;brures tels des artefacts rappellent la vieillesse des locaux. Des gendarmes en tenue &#171; terre du sahel &#187; rentrent, ressortent, devisent. L'un d'entre eux est assis. A ses c&#244;t&#233;s, une th&#233;i&#232;re surchauff&#233;e qui rejettent telle une chemin&#233;e ses br&#251;lures du ventre. Il est le fakir du jour de toute &#233;vidence. Son treillis n'est pas complet. Il a port&#233; un tee-shirt de cette tenue et un pantalon &#233;quivalent. Il sert le th&#233; bouillant dans un petit verre et le fait mousser par la suite. Quelques gestes r&#233;p&#233;t&#233;s de ce rituel et le voil&#224; rentrer dans le bureau du chef. Ses coll&#232;gues sont aux aguets &#224; quelques m&#232;tres de l&#224;. Ils repr&#233;sentent les sentinelles dans ce dispositif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes au 2 janvier 2020. Toute la ville est sous le choc. En effet, une attaque qui a dur&#233; environ une heure la nuit du 31 d&#233;cembre 2020 a &#244;t&#233; &#224; la ville son plus haut grad&#233;, un lieutenant. La nouvelle a couru dans la ville comme une tra&#238;n&#233;e de poudre. Beaucoup n'y croyaient pas mais elle s'est dress&#233;e droite, macabre : le Commandant de brigade a &#233;t&#233; fauch&#233; dans &#171; l'attaque du r&#233;veillon &#187;. Maintes chefs de service &#233;taient dans diverses villes du pays pour f&#234;ter avec leur famille. Aussi ceux qui ont quitt&#233; Djibo n'&#233;taient pas nombreux. A la d&#233;l&#233;gation de Djibo s'est ralli&#233; celle de Ouagadougou et des autres travailleurs pour l'enterrement du Lieutenant R&#233;n&#233; Ouoba, Commandant de brigade (CB) de Djibo assassin&#233; le 31 d&#233;cembre par des Hommes arm&#233;s non identifi&#233;s (HANI). L'enterrement a eu lieu au cimeti&#232;re de Gounghin dans la capitale burkinab&#232;. Jug&#233; plus r&#233;serv&#233; et sociable de son vivant, ce commandant a marqu&#233; les populations de la localit&#233;. Selon ce qu'ont pu rapporter les membres de la d&#233;l&#233;gation &#224; leur retour, le Lieutenant a connu un solennel et vibrant hommage. Des coll&#232;gues, des djibolais et djibolaises, ses connaissances des postes ant&#233;rieures dans lesquels il a servis&#8230;&#233;taient pr&#233;sents &#224; cet enterrement. A distance, la majeure partie de la population de Djibo a pleur&#233; son CB bien aim&#233;. Celui qu'on a oblig&#233; les derni&#232;res minutes de l'ann&#233;e &#224; ne pas atteindre la nouvelle ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Djibo, l'imprenable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 janvier 2020, nous passons un appel &#224; un ami dont la boutique est &#224; quelques encablures du Centre m&#233;dical avec antenne chirurgicale (CMA) de Djibo au secteur 1 de la ville. A l'autre bout du fil, une voie faible, &#233;tiol&#233;e. &#171; Tu m'entends ? &#187;, disions-nous. &#171; Je te rappelle. Je ne peux pas te parler &#187;, r&#233;ponds mon vis-&#224;-vis. A peine avions-nous raccroch&#233; qu'un confr&#232;re de Ouagadougou nous appelle. &#171; Il semble qu'il y a des tirs au centre-ville de Djibo. Les populations seraient terr&#233;es. Tu confirmes cette information ? &#187;, dit-il. &#171; Deux minutes, je te rappelle &#187;, dis-je. Apr&#232;s quelques coups de fil pass&#233;s, je le rappelle pour confirmer l'information. Des terroristes auraient &#233;t&#233; abattus alors qu'ils &#233;taient venus pour soigner un des leurs. Les sources officielles font cas de dix (10) personnes. Mais &#224; Djibo, notre source fait cas de deux terroristes abattus et un arr&#234;t&#233;. Selon certaines sources, celui arr&#234;t&#233; a &#233;t&#233; pass&#233; aux armes dans la brousse &#224; quelques encablures du camp militaire du Groupement des Forces anti-terroristes (GFAT). &#171; Nous &#233;tions l&#224; &#224; deviser aux environs de onze heures lorsque nous avons entendus des tirs &#224; proximit&#233; du CMA. Mes voisins se sont mis &#224; courir. D'autres ont ferm&#233; leur boutique et nous nous sommes mis &#224; l'abri &#187;, a expliqu&#233; S.K, avec qui nous avons &#233;chang&#233; le jour de la fusillade dans la nuit. Le CMA de Djibo n'a plus la m&#234;me affluence que nagu&#232;re. A la demande que j'ai fait de faire un reportage dans ce temple de sant&#233;, le niet ne s'est pas fait attendre. Les derniers &#233;v&#232;nements li&#233;s &#224; l'attaque de terroristes venus se soigner en est pour beaucoup. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Silgadji, l'horreur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons observ&#233; trois semaines de repos avant de rentrer &#224; nouveau au Soum. Le 25 janvier au petit matin, nous nous sommes r&#233;veill&#233;s &#224; l'id&#233;e que s'annon&#231;ait une journ&#233;e ordinaire sans coups de feu. Que nenni ce d&#233;fi est d&#233;sormais difficile &#224; relever &#224; Djibo et environs. Les coups de feu, les cadavres qui jonchent les rues sont d&#233;sormais fr&#233;quents. A Silgadji, des hommes arm&#233;s ont fait des victimes civiles au march&#233;. Que s'est-il pass&#233; ? &#171; Le march&#233; du village battait son plein lorsque sont arriv&#233;s des hommes en armes. Ils ont d'abord tir&#233; en l'air. Puis ont encercl&#233; le march&#233; tirant des coups de feu sur tous ceux qui fuyaient ou qu'ils semblaient ne pas aimer &#187;, a indiqu&#233; O.O, un rescap&#233; de cette tuerie. Et d'ajouter : &#171; Nous avons appel&#233; les secours mais nous &#233;tions surpris du fait qu'ils ne venaient pas &#187;. Pour ce cas, malheureusement, l'arm&#233;e n'a pu intervenir. Elle ne l'a pas cach&#233;. En effet, la gendarmerie dans un communiqu&#233; la m&#234;me soir&#233;e a argu&#233; le fait que des mines enfouies dans le sol attendaient l'arriv&#233;e de leurs troupes. Or, elle n'aurait pas les moyens imm&#233;diats de d&#233;samorcer ces engins explosifs. Elle a alors appel&#233; la population &#224; signaler toute situation anormale constat&#233;e dans le sol ou le sous-sol ou encore tous mouvements suspects. &lt;br class='autobr' /&gt;
Kelbo-Barsalgho, axe de la mort &lt;br class='autobr' /&gt;
Onze jours apr&#232;s l'&#233;pisode du CMA, nous pensions que nous aurions des lendemains calmes. L'attente ne sera pas longue. Des infirmiers qui revenaient de leur concours professionnel sont attaqu&#233;s par des hommes arm&#233;s sur l'axe Barsalgho-Dablo. Une infirmi&#232;re, Sanata SIMPORE trouvera malheureusement la mort dans cette attaque. Elle fait partie des &#171; agents de sant&#233; volontaires &#187; que le maire de Kelbo a r&#233;cemment recrut&#233; pour pallier l'absence d'agents de sant&#233; publics. Ces agents ne pouvant pas exercer en toute qui&#233;tude ont &#233;t&#233; affect&#233; dans d'autres localit&#233;s par la hi&#233;rarchie. Cette funeste situation a mis le Syndicat national des travailleurs de la sant&#233; humaine et animale (SYNTSHA) dans une mauvaise posture car l'agent d&#233;c&#233;d&#233;e n'avait pas &#233;t&#233; officiellement recrut&#233; (absence encore de documents administratifs) par la Mairie de Kelbo et ses compagnons d'infortune de m&#234;me. Le syndicat a pr&#233;sent&#233; ses condol&#233;ances &#224; la famille de la d&#233;funte et sa compassion &#224; ses compagnons qui sont rest&#233; sous le choc. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'axe Kelbo-Barsalgho, ancienne piste emprunt&#233;e depuis les temps anciens par les forgerons et commer&#231;ants de la province du Soum et de la r&#233;gion du Centre-Nord est devenue un axe de tous les dangers. Pourtant son importance n'est plus &#224; d&#233;montrer. En effet, il relie les deux provinces et permet aux commer&#231;ants de gagner en temps en passant par kaya pour rejoindre la province du Soum. Ils sont g&#233;n&#233;ralement en qu&#234;te de b&#233;tail et d'or. L'histoire a malheureusement fait des provinces qui abritent Barsalgho et Kelbo, les plus touch&#233;es par les attaques terroristes. Lors d'une de nos d&#233;placements, nous nous sommes rendus &#224; l'&#233;vidence que l'esprit des habitants est encore f&#233;brile. Le 10 d&#233;cembre dernier, c'est le chef du village de Kelbo qui tombait avec un groupe de cinq autres victimes suite &#224; une attaque d'assaillants. Les HANI s'en sont pris &#224; cinq civiles en leur tendant un guet-apens &#224; mi-chemin entre Dablo et Barsalogho dans la r&#233;gion du Centre Nord. On se souvient &#233;galement qu'au mois de septembre dernier, 14 personnes transportant des vivres d'une organisation internationale pour les personnes d&#233;plac&#233;es avaient trouv&#233; la mort sur l'axe Dablo-Kelbo. &lt;br class='autobr' /&gt;
Allons-nous rentrer &#224; Ouagadougou sans y laisser des plumes ? Rien ne le laisse pr&#233;sager. Notre dame de retour est arriv&#233;e et nous &#233;tions impatients de reprendre le chemin du retour. Partir c'est mourir un peu. Nous avons un pincement au c&#339;ur car nous avions tiss&#233; des relations avec des personnes dans cette ville. Humainement, la s&#233;paration n'est pas facile. Nous ne savons pas de quoi sera fait le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement les fondements des soci&#233;t&#233;s des provinces du soum et du Sanmentenga sont en train de voler en &#233;clats. Dans les rues, les personnes sont m&#233;fiantes les unes des autres. Le 30 janvier, le jour de mon d&#233;part, j'ai &#233;t&#233; surpris de voir que des personnes qui partageaient la m&#234;me table que nous se sont tues et se sont ensuite dispers&#233;es &#224; l'&#233;vocation de la question terroriste par moi. Ce fut aux alentours du l'h&#233;bergement &#171; la Savane &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les soci&#233;t&#233;s &#224; la t&#234;te desquelles sont plac&#233;es des chefs se retrouvent &#171; sans chefs &#187; car ceux-ci g&#232;rent &#224; distance les affaires courantes. Ils se sont exil&#233;s. A leur d&#233;charge une violence meurtri&#232;re &#224; leurs &#233;gards. Les responsables &#224; quelques niveaux que ce soient sont tu&#233;s, menac&#233;s et les plus chanceux sont contraints &#224; l'exil. La preuve, le 27 ao&#251;t 2019, le chef du village de Kourao situ&#233; dans la province du Bam dans le Centre Nord, une province voisine du Soum a &#233;t&#233; aussi assassin&#233; par des hommes arm&#233;s non identifi&#233;s tout comme le d&#233;put&#233;-maire de Djibo le 03 novembre 2019. Un holocauste qui refroidi les ardeurs de ses concitoyens. Sur l'axe Djibo-Kongoussi il trouvait la mort avec trois autres personnes qui &#233;taient dans le v&#233;hicule avec lui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Djibo, souffre le martyre mais elle ne c&#232;de pas. Elle passe sans doute pour un symbole de r&#233;sistance. M&#234;me si la rar&#233;faction de l'essence se fait de plus en plus sentir. &#171; Comme convenu, prends un litre dans le sachet que je te donne et tu d&#233;poses discr&#232;tement l'argent sans que les autres ne le sachent &#187;, m'a confi&#233; un g&#233;rant de station d'essence auquel je m'&#233;tais r&#233;f&#233;r&#233;. Quel avenir dans ce bled d'ici quelques mois ? Nul ne pourrait le dire. Aux lendemains de l'adoption &#224; l'unanimit&#233; du projet de loi portant recrutement de volontaires pour la d&#233;fense de la patrie (VDP), des questions se posent &#224; moi. La r&#233;silience de cette ville sera-t-elle renforc&#233;e ? Compte tenu de l'infiltration/pr&#233;sence de groupes arm&#233;s et complices dans cette zone. Son plan de volontaire ressemblera-t-il aux autres ? Autant de questions qui ont taraud&#233; notre esprit curieux lorsque nous quittions la ville le 1er f&#233;vrier 2020. &lt;strong&gt;Roger SAWADOGO. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>COMMUNIQUE&#769; DE PRESSE UNICEF</title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article295</link>
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		<dc:date>2020-02-04T08:21:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Publi&#233; le 4 f&#233;vrier 2020 Pre&#768;s de 5 millions d'enfants auront besoin d'une aide humanitaire dans la re&#769;gion du Sahel central cette anne&#769;e, alors que la violence s'intensifie &lt;br class='autobr' /&gt;
Pre&#768;s de 5 millions d'enfants au Burkina Faso, au Mali et au Niger auront besoin d'une aide humanitaire au cours de l'anne&#769;e 2020, a de&#769;clare&#769; l'UNICEF aujourd'hui, une augmentation, compare&#769;s a&#768; 4,3 millions d'enfants l'anne&#769;e pre&#769;ce&#769;dente. Cette estimation est lie&#769;e a&#768; une flambe&#769;e de violence, des attaques contre les enfants et les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton295.gif?1589327092' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publi&#233; le 4 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pre&#768;s de 5 millions d'enfants auront besoin d'une aide humanitaire dans la re&#769;gion du Sahel central cette anne&#769;e, alors que la violence s'intensifie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pre&#768;s de 5 millions d'enfants au Burkina Faso, au Mali et au Niger auront besoin d'une aide humanitaire au cours de l'anne&#769;e 2020, a de&#769;clare&#769; l'UNICEF aujourd'hui, une augmentation, compare&#769;s a&#768; 4,3 millions d'enfants l'anne&#769;e pre&#769;ce&#769;dente. Cette estimation est lie&#769;e a&#768; une flambe&#769;e de violence, des attaques contre les enfants et les civils, des enle&#768;vements et du recrutement d'enfants dans des groupes arme&#769;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand on regarde la situation dans le Sahel central, on ne peut s'empe&#770;cher d'e&#770;tre frappe&#769; par l'ampleur de la violence a&#768; laquelle les enfants sont confronte&#769;s. Ils sont tue&#769;s, mutile&#769;s et abuse&#769;s sexuellement, et des centaines de milliers d'entre eux ont ve&#769;cu des expe&#769;riences traumatisantes &#187;, a de&#769;clare&#769; Madame Marie-Pierre Poirier, Directrice re&#769;gionale de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les attaques contre les enfants ont connu un pic au cours de la dernie&#768;re anne&#769;e, par exemple au Mali ou&#768; 571 violations graves contre les enfants ont e&#769;te&#769; enregistre&#769;es au cours des trois premiers trimestres de 2019, contre 544 en 2018 et 386 en 2017.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le de&#769;but de l'anne&#769;e 2019, plus de 670 000 enfants de la re&#769;gion ont e&#769;te&#769; contraints de fuir leurs foyers en raison des conflits et de l'inse&#769;curite&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les enfants touche&#769;s par la violence au Sahel central ont un besoin urgent de protection et de soutien &#187;, a ajoute&#769; Madame Poirier. &#171; L'UNICEF appelle les gouvernements, les forces arme&#769;es, les groupes arme&#769;s non e&#769;tatiques et les autres parties au conflit a&#768; cesser les attaques contre les enfants (dans leurs maison, a&#768; l'e&#769;cole ou dans les centres de sante&#769;). L'UNICEF demande un acce&#768;s su&#770;r a&#768; tous les enfants touche&#769;s, conforme&#769;ment aux principes humanitaires. Nous exhortons toutes les parties a&#768; prote&#769;ger et a&#768; faciliter l'acce&#768;s aux services sociaux. Ceci est une base pour la cohe&#769;sion sociale et contribue a&#768; pre&#769;venir les conflits &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'augmentation de la violence a e&#769;galement des conse&#769;quences de&#769;vastatrices sur l'apprentissage des enfants. Fin 2019, plus de 3 300 e&#769;coles dans les trois pays e&#769;taient ferme&#769;es ou non ope&#769;rationnelles en raison de la violence - une multiplication par six depuis avril 2017 - touchant 650 000 enfants et 16 000 enseignants.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'inse&#769;curite&#769; et les de&#769;placements cre&#769;ent des obstacles importants pour l'acce&#768;s des enfants et des familles aux services essentiels, a&#768; l'alimentation et aux intrants nutritionnels, risquant de de&#769;te&#769;riorer la sante&#769; et l'e&#769;tat nutritionnel des enfants. L'UNICEF estime que cette anne&#769;e plus de 709 000 enfants de moins de 5 ans.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/enfant-bf-qui-ecrit.gif?1589327412' width='500' height='470' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;coutons le cri de c&#339;ur des enfants au Sahel : &lt;strong&gt;un besoin urgent de protection et de soutien&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souffriront de malnutrition aigue&#776; se&#769;ve&#768;re et auront besoin de traitements vitaux, dans la re&#769;gion du Sahel central.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le me&#770;me temps, l'acce&#768;s des familles a&#768; l'eau potable se re&#769;duit. Rien qu'au Burkina Faso, l'acce&#768;s a&#768; l'eau potable a diminue&#769; de 10 pour cent entre 2018 et 2019 dans les zones ou&#768; les personnes de&#769;place&#769;es internes repre&#769;sentent plus d'un cinquie&#768;me de la population. Certaines zones ont connu une re&#769;duction d'acce&#768;s allant jusqu'a&#768; 40 pour cent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'UNICEF est sur le terrain au Burkina Faso, au Mali et au Niger, travaillant avec ses partenaires pour fournir aux enfants le soutien et les services dont ils ont urgemment besoin, en matie&#768;re de protection, d'e&#769;ducation, de sante&#769;, de nutrition, d'eau et d'assainissement. L'agence des Nations Unies pour l'enfance a lance&#769; un appel de 208 millions de dollars US pour soutenir sa re&#769;ponse humanitaire dans la re&#769;gion du Sahel central en 2020.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Roger Sawadogo, lesoleil.bf&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034; Nous redoublons d'efforts pour garantir l'acc&#232;s aux soins &#034; </title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article285</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesoleil.bf/spip.php?article285</guid>
		<dc:date>2020-01-16T18:39:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, la violence arm&#233;e s'est intensifi&#233;e dans les r&#233;gions du Sahel, du Centre-Nord, du Nord et de l'Est du pays, provoquant une crise humanitaire qui s'est aggrav&#233;e au fil des mois. Le docteur Boukary Sorgho est responsable du d&#233;partement Sant&#233; du CICR dans le pays. Il revient sur l'aide mise en place par les &#233;quipes du CICR et de la Croix-Rouge Burkinab&#232; pour am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins &#224; Djibo, chef-lieu de la province du Soum, qui accueille aujourd'hui pr&#232;s de 200.000 personnes d&#233;plac&#233;es. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton285.gif?1589327102' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au Burkina Faso, la violence arm&#233;e s'est intensifi&#233;e dans les r&#233;gions du Sahel, du Centre-Nord, du Nord et de l'Est du pays, provoquant une crise humanitaire qui s'est aggrav&#233;e au fil des mois. Le docteur Boukary Sorgho est responsable du d&#233;partement Sant&#233; du CICR dans le pays. Il revient sur l'aide mise en place par les &#233;quipes du CICR et de la Croix-Rouge Burkinab&#232; pour am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins &#224; Djibo, chef-lieu de la province du Soum, qui accueille aujourd'hui pr&#232;s de 200.000 personnes d&#233;plac&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la situation dans la ville de Djibo ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La situation s'est tr&#232;s vite d&#233;grad&#233;e et le syst&#232;me de sant&#233; a &#233;t&#233; fragilis&#233;. La ville de Djibo a &#233;t&#233; soumise &#224; une forte croissance d&#233;mographique puisque sa population a plus que doubl&#233; au cours des derniers mois. Elle abrite pr&#232;s de 200.000 personnes d&#233;plac&#233;es qui ont fui &#224; la suite des attaques dans les communes rurales avoisinantes. L'ins&#233;curit&#233; a aussi contraint le personnel m&#233;dical &#224; quitter certaines zones rurales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la province du Soum ne compte plus que 12 structures sanitaires fonctionnelles sur un total de 45. On estime que pr&#232;s de 60 pour cent de la population est priv&#233;e des soins de sant&#233; de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les besoins m&#233;dicaux ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les centres de sant&#233; de Djibo, le nombre de patients a &#233;t&#233; multipli&#233; par trois ou quatre en l'espace de quelques mois, ce qui exerce une forte surcharge pour le personnel de sant&#233; qui y travaille, souvent dans des conditions difficiles. La majorit&#233; des patients admis sont des personnes d&#233;plac&#233;es, h&#233;berg&#233;es dans des familles d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes, et les personnes &#226;g&#233;es sont les plus vuln&#233;rables. Ces personnes ont surtout besoin d'acc&#233;der &#224; des soins de sant&#233; primaires, c'est-&#224;-dire au diagnostic et au traitement de maladies end&#233;miques comme le paludisme et la malnutrition infantile, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de vie des d&#233;plac&#233;s restent tr&#232;s pr&#233;caires : ceux-ci sont confront&#233;s &#224; l'ins&#233;curit&#233; alimentaire et les enfants, plus fragiles, sont les premiers &#224; en payer le prix. La malnutrition sous toutes ses formes, aigu&#235; ou chronique, &#233;tait d&#233;j&#224; un probl&#232;me de sant&#233; publique avant la d&#233;gradation des conditions de s&#233;curit&#233;. Dans un contexte o&#249; la majorit&#233; des familles peinent &#224; subvenir &#224; leurs besoins, cette maladie reste une pr&#233;occupation majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s sanitaires ont men&#233; une enqu&#234;te nutritionnelle SMART* dans plusieurs camps de d&#233;plac&#233;s en novembre 2019. Celle-ci r&#233;v&#232;le une situation nutritionnelle alarmante &#224; Djibo : pr&#232;s d'un enfant sur cinq (16,9%) est malnutri, et plus de cinq pour cent des enfants souffrent de la forme la plus s&#233;v&#232;re de malnutrition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes enceintes ont &#233;galement besoin d'une attention particuli&#232;re. Elles doivent acc&#233;der &#224; des soins pr&#233;nataux pour &#233;viter de souffrir de complications li&#233;es &#224; la grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_307 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/interview-lesoleil1.gif?1589327388' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle a &#233;t&#233; la r&#233;ponse du CICR pour am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous redoublons d'efforts pour am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins. Nous avons r&#233;habilit&#233; le centre de sant&#233; de la Croix-Rouge de Djibo pour accro&#238;tre sa capacit&#233; d'accueil et la qualit&#233; des soins. Les kits m&#233;dicaux que nous offrons permettent d'offrir des soins d'urgence et de sant&#233; primaires gratuits aux personnes d&#233;plac&#233;es et aux communaut&#233;s h&#244;tes. Gr&#226;ce &#224; notre appui, le centre peut maintenant accueillir plus de 4500 patients par mois, au lieu de 400 auparavant. En raison de l'ampleur des besoins, nous avons install&#233;, &#224; Djibo, un poste de sant&#233; avanc&#233; &#233;quip&#233; d'une tente m&#233;dicale avec une capacit&#233; de 15 lits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs, nous soutenons deux autres centres de sant&#233; dans les communes de Matiacoali et Barsalogho. En 2020, nous pr&#233;voyons aussi de renforcer l'acc&#232;s aux soins dans diff&#233;rents lieux de d&#233;tention, toujours dans le but de r&#233;tablir la dignit&#233; des personnes vuln&#233;rables. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les d&#233;fis ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Une forte augmentation des besoins peut survenir de mani&#232;re inattendue, en particulier apr&#232;s l'arriv&#233;e d'un grand groupe de personnes d&#233;plac&#233;es. Pour des raisons de s&#233;curit&#233;, l'acc&#232;s humanitaire est souvent difficile dans plusieurs parties du pays. Le CICR travaille en &#233;troite collaboration avec la Croix-Rouge burkinab&#232;, pr&#233;sente au niveau communautaire dans tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*SMART (Standardized Monitoring and Assessment of Relief and Transitions - Suivi et &#233;valuation standardis&#233;s des urgences et transitions) est une initiative inter-organismes lanc&#233;e en 2002 qui pr&#233;conise une approche syst&#233;matis&#233;e aupr&#232;s de nombreux partenaires pour obtenir des donn&#233;es fiables, tr&#232;s importantes &#224; la prise de d&#233;cision. En savoir plus sur la m&#233;thodologie SMART : &lt;a href=&#034;http://www.smartmethodology.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.smartmethodology.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;curit&#233; de nos &#233;tablissements : Apr&#232;s la grenade quoi ?</title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article280</link>
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		<dc:date>2020-01-09T11:23:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



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&lt;p&gt;Publier le 9 janvier 2020 Ce jour 8 janvier 2020, les &#233;tablissements de la ville de Ouagadougou se sont vid&#233;s de leur monde. Les &#233;l&#232;ves sous l'effet de la psychose ont fui ou ont &#233;t&#233; pri&#233; de rentrer chez eux. Retour sur un &#233;v&#233;nement qui donne mati&#232;re &#224; r&#233;fl&#233;chir sur la s&#233;curit&#233; dans notre syst&#232;me &#233;ducatif. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; Gr&#232;ves &#034;, &#034; des djihadistes attaquent &#034; &#8230;autant de paroles &#224; peine audibles prononc&#233;s par des &#233;l&#232;ves en course. Comment pouvais-je rester indiff&#233;rent ? &#034; C'est encore une de ses nombreuses gr&#232;ves &#034;, me dit (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/arton280.gif?1589327106' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Publier le 9 janvier 2020&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Ce jour 8 janvier 2020, les &#233;tablissements de la ville de Ouagadougou se sont vid&#233;s de leur monde. Les &#233;l&#232;ves sous l'effet de la psychose ont fui ou ont &#233;t&#233; pri&#233; de rentrer chez eux. Retour sur un &#233;v&#233;nement qui donne mati&#232;re &#224; r&#233;fl&#233;chir sur la s&#233;curit&#233; dans notre syst&#232;me &#233;ducatif. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/panique-dans-une-classe-d_e_cole-bf.gif?1589327350' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#034; Gr&#232;ves &#034;, &#034; des djihadistes attaquent &#034; &#8230;autant de paroles &#224; peine audibles prononc&#233;s par des &#233;l&#232;ves en course. Comment pouvais-je rester indiff&#233;rent ? &#034; C'est encore une de ses nombreuses gr&#232;ves &#034;, me dit la dame qui m'a servi ce caf&#233;. J'avalai rapidement le contenu de ma tasse de caf&#233; pour chercher &#224; comprendre ce qui se passait. Des &#233;l&#232;ves du pr&#233;scolaire sont les premiers &#224; traverser sans r&#233;serve la voie passant de la pharmacie Baowend Som au Groupe scolaire Abb&#233; Pierre au quartier Marcoussis. &#034; Attention vous allez faire un accident &#034;, crie un adulte aux enfants. En tenue carrel&#233;e vert et pantalon de la m&#234;me couleur, les enfants d&#233;talent de toutes leurs forces. Je prends alors la mesure de la gravit&#233; de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rends aux &#034; Ecoles priv&#233;es Sainte Philom&#232;ne &#034;, situ&#233;es &#224; quelques encablures de l&#224;. Un vacarme les enfants sortent et prennent leur v&#233;lo. &#034; Des djihadistes attaquent le quartier &#034;, crient-ils au responsable du parking. Certains ne remettent plus le ticket. Hop, ils enfourchent leur v&#233;lo. &#034; Donnez-moi les tickets &#034;, crie le ma&#238;tre du carr&#233; restreint. &#034; Laisse nous tu ne sais pas qu'on fui la mort &#034;, lance E.Z, une &#233;l&#232;ve. Les enseignants alert&#233;s par le proviseur M.B d&#233;vissent en d&#233;plorant la situation. &#034; En plein Ouagadougou ? &#034;, d&#233;clare M.K. &#034; Il semble qu'il y a des &#233;l&#232;ves qu'ils ont tu&#233; &#034;, lance &#224; cet enseignant cette m&#232;re de famille venue chercher son enfant. Ils sont nombreux qui appellent leurs enfants o&#249; viennent les chercher. Dans les rues de Marcoussis, les &#233;l&#232;ves courent dans tous les sens. Ils ne savent &#224; quels saints se vouer. Une m&#232;re, le b&#233;b&#233; en main courent pour aller chercher son fils &#224; la maternelle. L'image de cette maman est frappante. Elle n'a pu prendre ses chaussures. Les adultes, comme un cordon de s&#233;curit&#233;, se renseignent sur ce qui se passe. Ils sont visiblement plus confiants que les enfants. &#034; Il semble que des djihadistes attaquent les &#233;coles &#034;, affirme Moussa Zongo, un riverain. Des groupes de badauds sortent pour en savoir davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le constat sur les lieux&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A cet &#233;tablissement situ&#233; au c&#244;t&#233; nord de Sainte Philom&#232;ne, les &#233;l&#232;ves ont d&#233;j&#224; vid&#233; les lieux. Un membre de l'administration nous d&#233;clare comme simple phrase, &#034; C'est un accident. C'est la volont&#233; de Dieu &#034;. A ma sollicitation pour demander son nom, il se rebiffe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un coup d'&#339;il sur le b&#226;timent o&#249; se trouvait les &#233;l&#232;ves bless&#233;s. Des tables-banc d&#233;charn&#233;s. Une hygi&#232;ne approximative. Une r&#232;gle au mur et quelques six bancs. Du sang jonche un premier table-banc. Des morceaux de m&#233;tal vert sont sur le sol. Plus une pr&#233;sence des &#233;l&#232;ves de ce temple de l'apprentissage. Personne ne veut m'adresser la parole dans le voisinage ni dans l'&#233;tablissement. Je suis pri&#233; de quitter les lieux par un responsable qui est au t&#233;l&#233;phone. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les lieux, une premi&#232;re &#233;quipe de la gendarmerie vient. Elle est suivie d'une autre &#233;quipe. &#034; Ne touchez &#224; rien dans le b&#226;timent &#034;, j'entends derri&#232;re moi. Leur travail n&#233;cessite que nous quittions les lieux. Dans la mi-journ&#233;e, le Maire Albert BAMOGO et Simon COMPAORE arrivent sur les lieux. Ils sont brief&#233;s par les Forces de s&#233;curit&#233; qui gardent le b&#226;timent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le communiqu&#233; de la Gendarmerie fait cas de quatre bless&#233;s dont deux graves. Des questions subsistent cependant. L'&#233;tablissement est-il reconnu par l'Etat ? Qu'enseigne-t-on dans cet &#233;tablissement ? Pourquoi un engin explosif dans les classes ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_298 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/panique-dans-une-classe-d_e_cole.gif?1589327350' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lesoleil.bf/IMG/gif/les-impacts-de-l_explosion.gif?1589327374' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon les dires du propri&#233;taire de l'&#233;tablissement, ce serait par inadvertance que la grenade s'est retrouv&#233; au sein de l'&#233;tablissement. Les enfants l'auraient ramass&#233; hors de l'&#233;tablissement et se le serait pass&#233; de main &#224; main. &lt;br class='autobr' /&gt;
Personnellement je me suis dis que la ville de Ouagadougou courait un grand danger si tant est que l'objectif des personnes malveillantes est de perp&#233;trer un attentat dans ces environs. En effet, moult &#233;tablissements sont concentr&#233;s dans ces environs. Pourquoi pas un plan de gestion de ces genres de cas dans les &#233;tablissements ? Les acteurs de l'&#233;ducation et la s&#233;curit&#233; devrait y veiller. Affaire &#224; suivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Camille OUEDRAOGO.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>GRANDE RENCONTRE DE LA JEUNESSE AFRICAINE : D&#201;CLARATION DE GRAND BASSAM </title>
		<link>https://www.lesoleil.bf/spip.php?article262</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lesoleil.bf/spip.php?article262</guid>
		<dc:date>2019-12-10T13:53:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>LE SOLEIL</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Consid&#233;rant l'expansion galopante du terrorisme dans le monde et particuli&#232;rement en Afrique ; Consid&#233;rant la propagation des attaques terroristes sur le continent Africain ; Consid&#233;rant les graves cons&#233;quences des attaques terroristes sur la stabilit&#233; et la survie m&#234;me de nos &#201;tats ; Consid&#233;rant l'engagement de la jeunesse Africaine contre le terrorisme et l'extr&#233;misme violent ; Consid&#233;rant la n&#233;cessit&#233; d'un sursaut patriotique Africain contre l'Hydre terroriste ; &lt;br class='autobr' /&gt;
La jeunesse africaine r&#233;unie &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lesoleil.bf/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;CVE/S&#233;curit&#233; &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consid&#233;rant l'expansion galopante du terrorisme dans le monde et particuli&#232;rement en Afrique ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consid&#233;rant la propagation des attaques terroristes sur le continent Africain ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consid&#233;rant les graves cons&#233;quences des attaques terroristes sur la stabilit&#233; et la survie m&#234;me de nos &#201;tats ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consid&#233;rant l'engagement de la jeunesse Africaine contre le terrorisme et l'extr&#233;misme violent ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consid&#233;rant la n&#233;cessit&#233; d'un sursaut patriotique Africain contre l'Hydre terroriste ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeunesse africaine r&#233;unie &#224; Grand-Bassam les 06 et 07 d&#233;cembre 2019 sous l'initiative du Front africain de la jeunesse contre l'extr&#233;misme violent et le terrorisme(Fajev),s'est pench&#233;e sur les questions relatives au terrorisme ,&#224; l'int&#233;gration et aux grands d&#233;fis qui incombent &#224; la jeunesse Africaine.De ces 48h d'&#233;changes et de r&#233;flexions,des axes strat&#233;giques ont &#233;t&#233; d&#233;finis et des r&#233;solutions ont &#233;t&#233; prises afin de booster concr&#232;tement la lutte contre la radicalisation d'une part et la mobilisation g&#233;n&#233;rale de la jeunesse Africaine contre le terrorisme d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A- Des axes strat&#233;giques d&#233;finis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des travaux,les d&#233;l&#233;gations &#224; l'unanimit&#233; ont reconnu que la jeunesse demeure le vivier dans lequel les groupes terroristes op&#232;rent le plus leur recrutement. pour palier &#224; cette d&#233;marche assassine et criminelle,il convient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1)De rendre op&#233;rationnel ou de concevoir au niveau de nos &#201;tats respectifs, les projets de d&#233;veloppement en faveur de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2)De proc&#233;der &#224; l'int&#233;rieur de nos &#201;tats &#224; de vastes campagnes de sensibilisation aupr&#232;s de la Frange jeune (au sein de nos lyc&#233;es, coll&#232;ges, lieux de cultes,villages,quartiers etc) afin de mettre &#224; nu les cons&#233;quences destructrices du terrorisme sur le vivre ensemble et la survie de nos &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3)De travailler de concert avec les services de renseignements dans l'adaptation des m&#233;thodes de lutte avec le mode op&#233;ratoire des groupes terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Encourager les autorit&#233;s pour une meilleure structuration et une optimisation du service militaire obligatoire pour les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) d&#233;velopper un plaidoyer aupr&#232;s de tous les chefs d'&#201;tats Africains afin de privil&#233;gier une collaboration et une solidarit&#233; plus accrue entre &#201;tats dans la lutte contre le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6)Interpeler dans la m&#234;me foul&#233;e l'Union africaine afin qu'elle s'implique davantage dans la lutte contre le terrorisme et ses cons&#233;quences &#233;videntes sur la stabilit&#233; de nos pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'optique d'aborder en toute s&#233;r&#233;nit&#233; ses axes strat&#233;giques, le Fajev s'engage dans la mise en oeuvre de diff&#233;rentes r&#233;solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B- Des r&#233;solutions adopt&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1)Travailler &#224; consolider l'int&#233;gration de la jeunesse Africaine &#224; travers des rencontres p&#233;riodiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2)Travailler &#224; rendre effective la solidarit&#233; africaine en faveur des milliers de d&#233;plac&#233;s internes au sein des pays frapp&#233;s par le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3)Doter le Fajev dans de bref d&#233;lai, d'un cadre juridique ad&#233;quat lui permettant d'interagir partout en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4)Oeuvrer &#224; la formation des jeunes leaders Africains sur les questions relatives au terrorisme et &#224; l'extr&#233;misme violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5)Proc&#233;der le plut&#244;t possible &#224; la mise en place des coordinations pays du Fajev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) &#201;tablir une parfaite corr&#233;lation entre les repr&#233;sentations du Fajev et les forces de defense et de s&#233;curit&#233; dans nos pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Fajev,organisation fondamentalement rattach&#233;e &#224; la d&#233;fense de nos peuples et &#224; la stabilit&#233; sociale,r&#233;it&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1-Son soutien sans faille en faveur de tous les &#201;tats Africains dans le combat souverain contre l'obscurantisme et les forces du mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-son rejet de toutes les formes d'extr&#233;misme sur le continent Africain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-son soutien sans faille aux forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; ainsi qu'&#224; l'endroit de nos chefs d'&#201;tats r&#233;solument engag&#233;s pour l'endiguement d&#233;finitif de ce mal pernicieux que constitue le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble de ces engagements demeure le socle sur lequel le Fajev et son bureau ex&#233;cutif entendent se focaliser pour la r&#233;alisation concr&#232;te d'initiatives et d'actions dans la perspective de son plan d'action 2020.Certes la d&#233;termination de la jeunesse reste un indicateur capital pour l'atteinte de ces objectifs,mais elle aura besoin surtout de la mobilisation de tous les acteurs &#233;tatiques ou non pour la r&#233;ussite et le succ&#232;s de son plan d'action.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fait &#224; Grand Bassam, le 07 d&#233;cembre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lue par Prince Ak&#233; du B&#233;nin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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